Depuis près d'un siècle et demi la communauté de Saint-Jacques n'a cessé de croire au rôle essentiel d'une bibliothèque dans son milieu et a su faire de cette institution un lieu de culture, d'information, de loisirs, de rencontres intéressant et stimulant.

Dans son livre "Une Nouvelle Acadie * Saint-Jacques de l'Achigan 1771-1972", monsieur François Lanoue relate que vers 1866 une bibliothèque fut établie chez nous. Logée dans le Monument, elle était dirigée par un Clerc de Saint-Viateur.

Disparue en 1914, lors de l'incendie de l'église et du "Monument", une autre fut érigée en 1927 par M. le chanoine Houle dans le soubassement de l'église. En 1955, cette bibliothèque alors logée dans les dépendances du presbytère, connut un nouveau souffle grâce au dévouement de mesdames Dorothée Bélair et Réjeanne Coderre-Archambault.

En 1967, dans le cadre des fêtes du centenaire de la Confédération, un nouvel édifice fut inauguré: le Centre culturel Nouvelle-Acadie. On y retrouvait des salles multifonctionnelles, une piscine extérieure, un restaurant et une bibliothèque qui fut dirigée avec dynamisme et professionalisme par madame Madeleine Fontaine-Lafortune jusqu'à la fin de 1984. Reconnue par le ministère des Affaires Culturelles (devenu depuis le ministère de la Culture et des Communications), cette bibliothèque succédait à la bibliothèque paroissiale.

 

En 1999, les citoyens de Saint-Jacques, suite à une aide financière du ministère de la Culture et des Communications et grâce à la perspicacité et au travail soutenu des élus municipaux, se sont dotés d'une nouvelle bibliothèque entièrement informatisée: la bibliothèque municipale Marcel-Dugas.

Les usagers peuvent maintenant bénéficier, dans une ambiance calme et agréable, de milliers de documents mis à leur disposition; d'espaces vastes et bien éclairés, réservés à la lecture, à la consultation, à la recherche, au travail personnel, à l'animation et à la navigation sur Internet.

Qui était Marcel Dugas?
1883-1947

Le 7 janvier 1947, la radio annonçait: "Le monde des lettres pleure un des écrivains Canadiens français les plus éminents en la personne de Marcel Dugas".

Fils du capitaine Euclide Dugas et de Rose-Délima Brien, Henri-Marcel, né le 3 septembre 1883, a eu, de son enfance à sa mort, la vie d'un poète[…]

Études classiques au Collège Joliette (1895-1898) et au Collège de l'Assomption (1898-1906). Etudiant en droit à l'Université de Montréal, il devient journaliste et critique de théâtre. Il fut des cercles littéraires et artistiques de la Métropole avant la Première Grande Guerre. Mi-symboliste, mi-romantique, mi-classique, il ne s'apparente à nul autre écrivain; il a eu cette probité et cette fierté de n'imiter personne.

Paris le hante; il y vivra la majeure partie de son existence. En 1909, la Sorbonne lui décerne la médaille de l'Alliance française pour la littérature.[…] Il en est ravi.

À Paris, il occupe le poste d'assistant-archiviste du gouvernement canadien (1910-1914 et 1920-1940). Les deux grandes guerres l'obligent à revenir au pays. De 1914 à 1920, il est attaché à la Bibliothèque municipale de Montréal, entre 1940-45, il travaille à Ottawa et en 1945-46, au château de Ramezay.

Le 7 janvier 1947, il décède à l'Hôtel-Dieu de Montréal et sa dépouille est inhumée au cimetière Côte-des-Neiges.

Ce texte s'inspire de: COURTEAU, Guy, SJ., et François LANOUE, ptre, Une Nouvelle-Acadie, Saint-Jacques de l'Achigan, 1771-1947, [s.l.: s.é., 1947]. Pp. 356 - 361. Réédité par la Société de généalogie de Joliette.